Colombie-Britannique

faire descendre

Le silence absolu est rompu par le cancan du garrot d’Islande qui appelle sa progéniture. Les Rocheuses, tapissées de denses forêts de cèdre, dominent les milieux humides, d’est en ouest et du nord au sud. Les saumons franchissent un fascinant parcours jusqu’à leurs lieux de fraie. Partout, la nature de la Colombie-Britannique étale sa majesté.

Les pagayeurs sillonnent le marais, sur le chemin qui les conduit à leur sentier de randonnée préféré. Dès l’aube, chasseurs et pêcheurs partent en quête d’un gibier abondant ou d’une pêche miraculeuse. Un jeune campeur s’émerveille devant le méné pêché au bord de l’eau. Les Britannico-Colombiens raffolent de la vie en plein air.

Ceux qui ne s’éloignent jamais des villes sont eux aussi tributaires des milieux humides. Ces milieux empêchent les nutriments et polluants excédentaires de se déverser dans les cours d’eau de la province. Ils emmagasinent le carbone, qui aggraverait normalement le changement climatique. Ils amortissent l’effet des marées et des chocs météorologiques qui risquent de saccager nos collectivités.

Les milieux humides de la Colombie-Britannique constituent d’importantes aires de reproduction et d’hivernage pour la sauvagine. Les estuaires du littoral sont des haltes migratoires pour les canards. Dans les basses terres continentales, les champs agricoles nourrissent les bernaches qui en font leur aire d’hivernage. Sur le territoire intérieur et dans la région de Peace River, les canetons qui voient le jour chaque printemps se préparent à leur première migration.

Nos travaux permettent de préserver les précieux milieux humides de la province, pour que les canards, les poissons et les générations futures puissent s’en servir et en profiter.

Pourquoi les milieux humides de la Colombie-Britannique sont menacés

Les milieux humides de la Colombie-Britannique sont lourdement hypothéqués. Dans les régions urbanisées ou industrialisées de la province, 85 % de l’eau douce et 80 % des milieux humides alimentés par les marées sont altérés ou détruits.

Sarcelle à ailes bleues dans un milieu humide asséché. © CIC

L’étalement urbain

Partout en Colombie-Britannique, on construit des logements et des usines pour répondre aux besoins d’une population qui ne cesse de s’accroître. Parce qu’il n’y a guère de zone de faible altitude dans la région, les villes de la Colombie-Britannique empiètent sur l’habitat vital de la sauvagine. À moins de réserver des milieux humides essentiels dans nos collectivités, nous risquons de les perdre.

Le changement climatique

Le réchauffement climatique assèche les milieux humides, dont la survie est menacée par les glaciers qui fondent à vue d’œil. Le changement climatique s’est installé en Colombie-Britannique, et les milieux humides ont besoin de toute l’aide que nous pouvons leur offrir. Il est essentiel de les conserver pour que nos écosystèmes restent sains.

Les nouveaux types de récoltes

Dans leurs aires d’hivernage, les canards et les oies comptent sur le fourrage agricole. Or, dans les champs, le maïs et les légumes sont désormais remplacés par des récoltes comme les bleuets, qui n’apportent aucune valeur nutritive à la sauvagine.

Comment nous conservons les milieux humides de la Colombie-Britannique

Partout en Colombie-Britannique, les travaux de Canards Illimités Canada permettent de conserver l’habitat des canards et des poissons et les espaces de loisirs des citoyens. Notre formule, éprouvée avec le temps, est simple mais efficace. Il s’agit de conserver les milieux humides menacés et de restaurer ceux qui ont été drainés et endommagés, en plus d’assurer la gestion de nos aménagements.

La protection de l’habitat

En Colombie-Britannique, notre objectif consiste à conserver l’habitat. CIC protège le territoire essentiel à la survie de la sauvagine.

L’éducation

Nous tâchons de rendre la nature plus accessible aux Britannico-Colombiens. Les programmes d’éducation de CIC donnent accès aux chantiers d’aménagement des milieux humides, que jeunes et moins jeunes peuvent explorer et où ils peuvent profiter de la vie en plein air. Nous dotons ces sites de sentiers de randonnée aménagés, ainsi que de promenades, de quais, de toilettes et de parcs de stationnement.

Les politiques d’intérêt public

En conseillant le gouvernement, nous tâchons d’orienter le travail des décideurs pour leur permettre de prendre des décisions en connaissance de cause et de créer des lois qui appuient la conservation.

La science

Nous étudions les déplacements de la sauvagine et l’utilisation qu’elle fait de l’habitat, la valeur écologique de nos estuaires et les effets du changement climatique.

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