Les politiques

faire descendre

Le téléphone retentit dans un bureau d’Ottawa. Jim Brennan, directeur des affaires gouvernementales de CIC, répond à cet autre appel du Greffier du Comité permanent de la Chambre des communes sur l’environnement et le développement durable. Ce comité, qui travaille sans relâche à la rédaction du nouveau Plan de conservation national (PCN), veut en savoir plus sur les milieux humides.

Porte-parole de CIC auprès du gouvernement fédéral, Jim représente les milliers d’employés et de supporteurs de CIC qui savent qu’il faut intervenir davantage. Les Canadiens subissent les conséquences de la perte de milieux humides et du dérèglement de l’environnement. Les inondations se multiplient. La qualité de l’eau est de plus en plus inquiétante. L’habitat naturel régresse. Le PCN doit donner la priorité aux milieux humides.

Le Comité réunit les dossiers de recherche et jongle avec les chiffres depuis près de trois ans. Avec l’aide des scientifiques de CIC, Jim et son équipe soumettent au Comité de solides recommandations d’intérêt public et des preuves scientifiques rigoureuses. Des cadres supérieurs comparaissent trois fois devant le Comité. Ils se réunissent avec des employés de l’État et d’autres groupes environnementaux pour dégager un consensus. Les milieux humides sont toujours un point de mire de leurs discussions.

Lorsque le PCN, doté de 252 millions de dollars, est annoncé en 2014, la conservation des milieux humides est un objectif prioritaire. Ce plan est assorti d’un Fonds national de conservation des milieux humides de 50 millions de dollars pour financer la restauration des milieux humides. Notre message a été entendu, et notre objectif consiste désormais à faire appel au PCN afin de protéger et de réaménager des milieux humides d’une importance vitale.

Ce n’est que l’une des nombreuses initiatives menées par CIC dans l’intérêt des Canadiens. Dans la lutte pour la conservation, nos experts en politiques collaborent avec tous les paliers de gouvernement – fédéral, provincial et municipal. Grâce à la rigueur scientifique, à un vaste réseau de supporteurs canadiens et pour avoir maintes fois fait nos preuves dans la conservation, nous avons la compétence et la crédibilité permettant d’accomplir un vaste changement.

Voici comment nous faisons campagne pour les milieux humides.

Les politiques fédérales

Ce n’est pas d’hier que nous orientons la conservation à grande échelle, grâce à nos efforts dans le cadre des politiques d’intérêt public. Nous sommes fiers du rôle que nous jouons dans l’établissement des grands programmes de conservation du Canada.

  • Notre savoir-faire a permis d’orienter le Programme de conservation des zones naturelles (PCZN) d’Environnement Canada. Entre 2007 et 2012, grâce au PCZN, nous avons pu compter sur un financement complémentaire de 225 millions de dollars pour l’habitat d’importance vitale dans tout le sud du Canada, ce qui a permis de financer plus de 434 projets de CIC et de préserver 51 395 hectares. Le PCZN a été prorogé provisoirement en 2013, et en mai 2014, le ministère a annoncé un financement supplémentaire d’une durée de cinq ans.
  • Nos recommandations ont permis d’orienter le Programme de partenariats relatifs à la conservation des pêches récréatives (PPRCPR). Les projets financés visent à enrayer la pollution, les espèces envahissantes, la régression de l’habitat et la dégradation qui ont fragilisé la pêche au Canada. Un supplément de dix millions de dollars pour trois ans (à partir de 2016) sera consacré au PPRCPR.
  • Nous avons joué un rôle décisif dans l’élaboration du Fonds national de conservation des milieux humides (FNCMH) d’Environnement Canada dans le cadre du Plan de conservation national (PCN) du gouvernement du Canada. L’objectif du FNCMH est de restaurer les milieux humides disparus et dégradés, de surveiller les milieux humides et d’en promouvoir l’intendance.

Nous tâchons d’assurer, à long terme, le succès de la conservation, en visant constamment à évaluer les modalités selon lesquelles le gouvernement investit ses ressources actuelles, applique ses politiques et met au point des initiatives afin d’en optimiser les résultats pour les Canadiens et la faune.

Les politiques provinciales et territoriales

Notre travail avec les administrations locales se déroule dans la collaboration. Notre savoirfaire a permis d’adopter des politiques efficaces pour les milieux humides d’un océan à l’autre, et notre objectif consiste à améliorer sans cesse les politiques dans toutes les administrations.

  • La nouvelle Politique des milieux humides de l’Alberta met en évidence les bienfaits écologiques des milieux humides et fait appel à des mesures d’atténuation (dans le cadre de projets de restauration) lorsque les milieux humides subissent des dommages inévitables. Selon le Cadre d’utilisation des terres de l’Alberta, les milieux humides font nécessairement partie des plans régionaux de gestion de la biodiversité et des eaux de surface.
  • L’ÎleduPrinceÉdouard a adopté des règlements visant tous les milieux humides. Ces règlements, qui interdisent toute perte nette de milieux humides et de leurs fonctions, prévoient des mesures d’atténuation. Le NouveauBrunswick et la NouvelleÉcosse ont adopté des règlements comparables pour les milieux humides désignés.

Nous nous engageons à travailler en collaboration avec les gouvernements provinciaux et les municipalités pour que les politiques d’intérêt public tiennent compte des vertus naturelles et des bienfaits socio-économiques des milieux humides.

Les politiques internationales

Pour la faune, l’eau et l’habitat, il n’existe pas de frontières. La sauvagine née au Canada peut migrer au Mexique et plus au sud avant de regagner ses pénates au printemps. La collaboration avec la communauté internationale est le meilleur moyen de réaliser nos grands objectifs de conservation.

Nous sommes parties prenantes des plus grands projets de conservation dans les annales.

  • Lancé en 1986, le Plan nordaméricain de gestion de la sauvagine (PNAGS) est considéré comme le modèle le plus fructueux pour la protection internationale des oiseaux. CIC est le chef d’orchestre des travaux de conservation à mener sur le terrain pour atteindre les objectifs du PNAGS en ce qui a trait à la population de la sauvagine. Nous mettons tout en œuvre pour veiller à ce que le gouvernement du Canada dote le PNAGS d’un financement permanent.
  • Adoptée en 1989, la North American Wetlands Conservation Act (NAWCA) vise à sécuriser le soutien financier international du PNAGS.

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