Prairies

faire descendre

Tel un océan d’or vert, les pâturages ondoient au gré de la brise. Les silhouettes du bétail qui se repaît se découpent sur l’horizon infini des Prairies. Les oiseaux chanteurs scandent leurs mélodies en valsant au-dessus des vastes champs. Mais sous le couvert végétal, la vie est encore plus animée.

Terrés dans les massifs de hautes herbes, le canard pilet et d’autres membres de la gent sauvagine se protègent de prédateurs comme les faucons, moufettes et renards. De nombreux autres animaux, dont la chevêche des terriers, espèce en péril, y trouvent également refuge.

Les Grandes Plaines comprenaient jadis des prairies qui s’étiraient vers le sud à partir de la forêt boréale du Canada jusqu’à la frontière du Mexique. Les sols profonds et fertiles étayaient, depuis des dizaines de milliers d’années, des écosystèmes de prairies complexes. Les colons européens y trouvèrent les terres agricoles les plus productives dans le monde.

Depuis la colonisation européenne, le bison sauvage et les terres agricoles ont cédé la place au bétail domestique et aux plantes indigènes des prairies. CIC tâche de sauvegarder ce qu’il reste des prairies d’origine. Or, nous savons aussi que la faune peut toujours prospérer dans certains types de paysages agricoles. Nous travaillons donc en collaboration avec des propriétaires fonciers pour promouvoir des pratiques d’exploitation agricole conviviales pour la faune, par exemple la culture du blé d’hiver et une saine gestion des pâturages.

Pourquoi parce que les prairies comptent

Les prairies améliorent la qualité de nos sols, de notre air et de notre eau.

Les retombées environnementales

Leur profond enracinement stabilise les sols en pente et les protège contre l’érosion. Leurs systèmes racinaires emmagasinent également le carbone, ce qui évite de polluer encore plus l’atmosphère, et atténue les chocs du changement climatique, dont les sautes d’humeur météorologiques extrêmes.

La diversité de la faune

La prairie est l’habitat de toutes sortes d’espèces fauniques, aussi bien la souris que le cerf mulet. Elle fournit un couvert essentiel aux animaux de petite taille, notamment la sauvagine comme les pilets, la sarcelle à ailes bleues et les souchets. Elle accueille de nombreuses espèces d’oiseaux chanteurs comme la sturnelle et le goglu des prés, ainsi que des animaux de pâturage comme l’antilope, le cerf et le lièvre. La subsistance de prédateurs comme le renard véloce, le faucon et le blaireau dépend de nombreuses espèces qui se nourrissent dans les prairies.

L’intégrité du secteur agricole

Les prairies préservent la stabilité des sols, préviennent leur érosion et nourrissent notre bétail. Elles assurent également l’habitat et la subsistance des pollinisateurs qui fertilisent nos récoltes. Les insectes tributaires des prairies herbeuses, par exemple les guêpes et les carabidés, sont les prédateurs naturels des récoltes parce qu’ils se nourrissent de pucerons et de sauterelles.

Les loisirs et la culture

Le spectacle visuel, sonore et olfactif des prairies crée un paysage d’une prodigieuse beauté, qui se prête à toutes sortes d’activités en plein air : randonnées, ornithologie, chasse. Ce sont des lieux où l’on peut communier avec la nature.

Pourquoi parce que nos prairies sont menacées

Pour les prairies, la situation est catastrophique. L’étalement urbain et l’évolution de l’agriculture rasent l’habitat essentiel.

Des colverts dans un nouvel ensemble résidentiel en Ontario. © CIC / Andrew McLachlan

L’agriculture

Les prairies indigènes d’Amérique du Nord ont pour la plupart été converties à la production vivrière. L’agriculture a fait d’énormes progrès, accomplis au détriment des bienfaits naturels des prairies.

L’urbanisation

L’urbanisation fait toujours planer une forte menace sur les prairies du Canada. La population humaine de plus en plus nombreuse, autant que les immeubles, les routes et les autres infrastructures, exercent continuellement des pressions sur les prairies.

Notre intervention préserver les prairies

Nous offrons des programmes nationaux et régionaux répondant aux différents besoins en conservation d’un océan à l’autre.

Les partenariats avec les propriétaires fonciers

Nous offrons le savoirfaire et les ressources grâce auxquels les propriétaires fonciers peuvent apporter une contribution durable. Dans le cadre de nos programmes de conversion de terres cultivées en terres fourragères, nous aidons les producteurs à exploiter les prairies pour le bétail. Par des appels d’offres, nous les invitons à se servir d’une partie de nos terres, moyennant des loyers que nous réinvestissons localement, dans des programmes de conservation. Notre Programme de conservation des terres renouvelables nous permet de convertir des cultures annuelles en couverture végétale vivace; nous les revendons en gardant une servitude de conservation, pour veiller à ce que cette couverture soit préservée.

La sensibilisation

Pour sauvegarder les prairies, il faut d’abord sensibiliser les Canadiens à leurs bienfaits. C’est pourquoi CIC les sensibilise aux vertus naturelles des prairies.

Les politiques

Nous encourageons les gouvernements à financer la recherche sur l’importance environnementale et économique des prairies et à offrir aux propriétaires fonciers des avantages les incitant à conserver et restaurer l’habitat des prairies.

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