Des bottes faites pour marcher… dans les milieux humides!

Diana Barr espère que son parcours saura inspirer d’autres élans de générosité

Diana Barr évoque les menaces que font planer le changement climatique, les inondations, les incendies de forêt et l’urbanisation pour expliquer son malaise grandissant vis-à-vis de la disparition des milieux naturels qui lui sont chers. ©Ross Davidson

De mémoire, Diana Barr a toujours eu besoin de bottes de caoutchouc dans sa garde-robe.

« Elles ont tellement fait partie de ma petite enfance en Colombie-Britannique, se souvient-elle. Toute la famille en portait pour aller pique-niquer dans les milieux humides. Nous avions plus de paires de bottes de caoutchouc que de paires de chaussures. »

Après avoir habité dans des collectivités partout au Canada, notamment dans le Nord, Diana Barr habite aujourd’hui London en Ontario, à quelques pas de la tourbière Sifton, zone importante sur le plan environnemental. Chaque jour, elle enfile ses fidèles bottes de caoutchouc, ses espadrilles ou ses bottes Sorel (selon la météo et la saison) et promène son chien Gus sur les sentiers du marais.

« Cette tourbière me rappelle ma petite enfance. Le parfum de l’air, les cerfs et les canards, la bernache du Canada : j’ai bien de la chance de tout avoir tout près de moi », s’exclame-t-elle.

Et c’est un privilège qu’elle tient à préserver pour les générations à venir.

Diana Barr évoque les facteurs de risque qui, tels le changement climatique, les inondations, les incendies de forêt, la qualité de l’eau, le déclin des pollinisateurs, l’urbanisation et l’évolution de la technologie, expliquent qu’elle soit de plus en plus mal à l’aise de voir disparaître les milieux naturels qu’elle adore.

« Si je m’inquiète, c’est parce qu’un jour, au train où vont les choses, seul un musée technologique ou un jeu de réalité virtuelle nous permettra de profiter de la nature », déplore-t-elle.

Ce sont ses inquiétudes, et ses plus tendres souvenirs de la vie en plein air, imprégnés de l’éthique de la conservation qui a toujours été la sienne, qui l’ont amenée à accomplir ce parcours qui l’a couronnée, cette année, membre de la Société de la plume de CIC.

Ses parents étaient d’ardents supporteurs de CIC, se remémore-t-elle. C’est aussi un appelant de canard colvert sculpté, qu’elle chérit encore aujourd’hui et qu’elle a remporté à l’occasion d’un souper-bénéfice de CIC à Yellowknife dans les Territoires du Nord-Ouest dans les années 1990, qui a tissé un autre lien précoce avec CIC.

« Ce souper m’a permis de me faire une bien meilleure idée de CIC, lance-t-elle. Les bénévoles, les aspects socio-éducatifs et les anecdotes que chacun racontait : c’était un événement exceptionnel. »

« J’ai été estomaquée par l’envergure des activités de CIC. »

Aujourd’hui à la retraite, cette ancienne consultante, qui s’occupait d’élaborer des programmes d’études pour les Premières Nations, a travaillé avec les aînés de la nation gwich’in de l’Athabasca, ce qui lui a essentiellement inspiré sa propre vision de la conservation. « Les légendes et les récits des Gwich’in sont tous intimement liés à une conviction que les gens, le territoire et les animaux sont sur un pied d’égalité, affirme-t-elle. Ils sont interdépendants. »

Diana Barr s’est aussi laissée guider par les enseignements des quatre directions de la Roue médicinale, qu’utilisent les peuples autochtones nord-américains. Elle a décidé que pour atteindre l’équilibre, il lui fallait consacrer une partie de sa vie au territoire, au règne animal et à l’environnement. C’est alors qu’elle s’est dit que CIC serait le complément idéal de sa générosité.

« J’ai alors su que c’est ce que voulais faire. »

Diana Barr finalise aujourd’hui le don planifié qu’elle destine à CIC et qui comprend un legs et une collection d’œuvres d’art canadiennes d’artistes inuits et des Premières Nations. La plupart de ces œuvres portent sur la faune, ce qui n’est guère étonnant.

Janice O’Dette, directrice des dons planifiés de CIC pour l’Est du Canada, l’a aidée à prendre la décision de faire un don, confie Diana Barr. « Janice savait à quel point je tenais à ma collection d’œuvres d’art. Elle m’a guidée avec tant de bienveillance, d’attention et d’encouragement que dans mon esprit, il ne faisait aucun doute que j’avais pris la bonne décision. Cette aide a été indispensable dans ce cheminement. »

Pour Diana Barr, faire un don planifié est « une décision financière, qui est aussi fondée entièrement sur cette idée de faire preuve de générosité et d’apporter sa pierre à l’édifice ». Appuyer les efforts de conservation de CIC est sa manière à elle de s’assurer que la nature reste… ce qu’elle doit être.

Elle espère que d’autres suivront son exemple, qu’ils portent ou non des bottes de caoutchouc, de talons hauts, de simples chaussures ou des sandales.

Le parcours de la générosité planifiée

Diana Barr a pris la décision très personnelle de verser un don planifié à CIC. Elle a quelques judicieux conseils à donner à ceux qui pensent en faire autant :

  • Réfléchissez à ce qui compte le plus pour vous. Planifier un don, c’est une question d’équilibre.
  • Ce n’est pas tout de consulter un site Web. Il faut un lien personnel avec l’organisme visé.
  • Si vous avez des doutes ou des questions, exprimez-les.
  • Il ne suffit pas de donner. Il faut s’identifier à la cause. Vous devez être content de donner.

Vous avez un riche patrimoine à léguer.

Affichez votre passion et donnez aux générations à venir l’occasion de conserver elles aussi de précieux souvenirs.

VOS OPTIONS POUR FAIRE UN DON