Les grands professeurs de la nature : Ce que les oiseaux que nous chérissons peuvent nous apprendre à l’occasion de la Journée internationale des oiseaux migrateurs — Ducks Unlimited Canada
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Les grands professeurs de la nature : Ce que les oiseaux que nous chérissons peuvent nous apprendre à l’occasion de la Journée internationale des oiseaux migrateurs

mai 06, 2021 Nationale
© DUC

J’ai eu dans ma carrière beaucoup d’excellents professeurs. Or, les meilleurs m’ont enseigné pendant des excursions dans le vent frisquet du Nord ou en se cachant dans un modeste nid bordé d’herbes et de duvet. Après tout, je suis une biologiste de la sauvagine. Pourtant, je sais que je ne suis pas la seule à admirer ces professeurs ailés, qui nous aident à comprendre le monde.

Les oiseaux migrateurs de l’Amérique du Nord sont les grands professeurs de la nature. Ils nous enseignent à observer nos environs en étant très attentifs à tout ce qui bouge. Ils nous apprennent à nous adapter malgré la diversité. D’une saison à la suivante, ils nous enseignent des vérités remarquables à propos des instincts et de ce qui se produit quand on les suit. À l’occasion de la Journée internationale des oiseaux migrateurs, nous rendons hommage à toutes les espèces que nous chérissons — qu’il s’agisse des canards, des oies, des cygnes, des oiseaux chanteurs et des oiseaux de rivage — en reconfirmant notre volonté de préserver leurs précieux habitats.

Mais soyons clairs. Nous engager à relever nos efforts pour sauvegarder l’habitat dont les oiseaux migrateurs ont besoin n’est pas simplement un acte symbolique pour souligner la Journée internationale des oiseaux migrateurs. C’est nécessaire et absolument vital. En effet, comme nous l’avons appris récemment grâce à nos amis à plumes, de nombreuses espèces ont la vie difficile. Dans le rapport sur l’État des populations d’oiseaux du Canada, on estime que les populations des oiseaux de rivage, des oiseaux des prairies et des insectivores ont plongé de 40 % à 60 % dans les 50 dernières années.

Ainsi, en tant que communauté globale de conservationnistes et de fervents des oiseaux, nous avons de sérieuses questions à nous poser. Écoutons-nous nos oiseaux? Qu’avons-nous appris de ces pertes déplorables? Et sommes-nous prêts à agir et à donner suite aux avertissements qu’ils nous envoient à propos de l’état du monde naturel?

Heureusement, nos oiseaux nous ont aussi montré la voie à suivre : la conservation de l’habitat. Depuis que les populations de canards branchus ont commencé à se rétablir dans les années 1940 et alors que les populations de canards et d’oies sont aujourd’hui stables et qu’elles augmentent souvent, les oiseaux réagissent quand l’habitat est abondant et sain sur le territoire. La conservation porte fruit. Et puisque nous connaissons aujourd’hui les difficultés des oiseaux de l’Amérique du Nord, nous pouvons — et nous devons — agir ensemble.

Je pense que nous sommes tous d’accord pour dire que le pépiement, le sifflement, le cancanement et le klaxonnement des oiseaux migrateurs de l’Amérique du Nord sont une piste sonore de nos vies. Chaque jour, les oiseaux nous annoncent quand nous devons nous tirer du lit et quand nous devons nous coucher. Ils arrivent dans un défilé aérien tapageur pour annoncer les nouvelles saisons. Le vrombissement de leurs ailes nous affranchit du carcan de notre horaire quotidien et nous invite à observer le spectacle de la nature qui se déroule sous nos yeux.

Ainsi, à l’occasion de la Journée internationale des oiseaux migrateurs, je vous invite à prendre le temps d’observer les oiseaux dans votre cour ou dans un milieu humide non loin de chez vous. Arrêtez-vous et tendez l’oreille. Soyez vraiment attentif ou attentive. Je crois que ce que vous entendrez, c’est une leçon inspirante sur l’environnement et sur la place exceptionnelle que vous y occupez.

Karla Guyn

Karla Guyn, Ph. D., est la chef de la direction de Canards Illimités.